En quoi le marketing du divertissement diffère-t-il des autres formes de promotion ?

 
 
- Le marketing du divertissement (ou entertainment marketing) se consomme avec vitesse, il y a très peu ou pas de tests sur le marché avant le lancement du produit.


- Chaque film ou CD est un nouveau produit, et ils sont tous différents : Différent contenu, différentes audiences, différentes structures de business. Il peut y avoir deux, ou trois, ou même dix de ces produits commercialisés chaque semaine, et pourtant chaque campagne doit toucher sa cible de la bonne manière, au bon moment.


- Pour ce qui est des films, le moindre raté doit être contré immédiatement, étant donné que la fenêtre de distribution n’est que de trois ou quatre semaines.


- Les budgets alloués au marketing du divertissement peuvent êtres énormes (le budget marketing moyen d’un film qui coûte entre $50 et $100 millions à produire se situe entre $25 et $40 millions) mais le burn rate est extrêmement élevé, avec la plupart du budget qui est dépensé dans les six à huit semaines avant et pendant l’exploitation du film dans les salles.


- La production de contenu de divertissement est totalement basée sur la créativité, et repose donc sur des facteurs humains. La production et les dates de lancement peuvent changer au grès de l’humeur d’une star.


- Le marketing du divertissement a pour objet principal de vendre une expérience plutôt qu’un produit. L’audience doit d’abord adhérer à l’événement, avant que la vente des objets associés à celui-ci puisse avoir lieu.


- Le divertissement est sujet aux mêmes aléas que le monde de la mode. Les tendances et les styles changent ; pourtant entre la production et le lancement d’un produit de divertissement, il peut s’écouler des années.


- Les remises de prix (sur lesquelles le marketing n’a aucun contrôle) peuvent lancer ou détruire un produit de divertissement […] la profitabilité ou l’échec d’un film ou d’un CD peuvent entièrement reposer sur l’ouverture d’une enveloppe au cours d’une soirée chaque printemps.


- Les évolutions technologiques amènent avec elles un nombre toujours plus important de canaux de distribution pour les produits de divertissement [...] Le marketing doit s’adresser à chacun de ses canaux, et les responsables marketing doivent être constamment conscients des  caractéristiques sociodémographiques impliquées dans chaque nouveau format.


- Le marketing du divertissement ne se focalise pas seulement sur le produit initial (le film, le CD, le programme, la rediffusion sportive…) mais aussi sur tous les produits associés, créés par les licences et le merchandising. […] En fait, les revenus dégagés par le licensing et le merchandising peuvent largement éclipser ceux dégagés par le produit original.


(Source: The Entertainment Marketing Revolution Al Lieberman & Pat Esgate)
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