Des internautes producteurs

Publié le par Julien SF

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Au coeur des conférences du Midem, le marché international de la musique qui s'est ouvert ce week-end à Cannes, le consommateur fait un retour en force. Avec l'émergence du numérique, on lui donne désormais les clés pour s'investir. Pour investir même, puisque des sites Web français (MyMajor­Company, NoMajorMusik et Spidart) proposent à l'internaute de devenir producteur d'un artiste. Chacun récolte de 20 % à 30 % des ventes au prorata de son investissement en cas de succès.Ces sites veulent permettre l'éclosion et l'accompagnement de talents. Présents à Cannes, Nicolas et Ben de Spidart sont les premiers à s'être lancés il y a trois mois. Chez eux, les artistes doivent récolter 50 000 euros pour enregistrer leur album. Le premier groupe devrait atteindre le seuil fatidique à la fin du trimestre. Spidart et MyMajorCompany travaillent avec des labels et des majors. "EMI a un droit de préférence sur nos artistes, explique Nicolas. Nous avons besoin de professionnels pour produire, éditer et accompagner nos groupes".
NoMajorMusik, qui ne fait aucune sélection à l'entrée et se rémunère sur la publicité de son site, travaille directement avec les ingénieurs du son d'un studio, sans passer par les majors. Eux ne cherchent à produire pour le moment que des singles, avec un palier de 3 000 euros à franchir pour pouvoir être produit. L'industrie du disque regarde ces expériences avec intérêt. "Si j'étais jeune et si je voulais devenir producteur aujourd'hui, c'est peut-être un truc comme ça que je ferais" , confie le patron d'une major


Source: ©2008 20 minutes

Publié dans Musique

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