Mardi 29 janvier 2008
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Au coeur des conférences du Midem, le marché international de la musique qui
s'est ouvert ce week-end à Cannes, le consommateur fait un retour en force. Avec l'émergence du numérique, on lui donne désormais les clés pour s'investir. Pour investir même, puisque des sites
Web français (MyMajorCompany, NoMajorMusik et Spidart) proposent à l'internaute de devenir producteur d'un
artiste. Chacun récolte de 20 % à 30 % des ventes au prorata de son investissement en cas de succès.Ces sites veulent permettre l'éclosion et l'accompagnement de talents.
Présents à Cannes, Nicolas et Ben de Spidart sont les premiers à s'être lancés il y a trois mois. Chez eux, les artistes doivent récolter 50 000 euros pour enregistrer leur album. Le premier
groupe devrait atteindre le seuil fatidique à la fin du trimestre. Spidart et MyMajorCompany travaillent avec des labels et des majors. "EMI a un droit de préférence sur nos artistes, explique Nicolas. Nous avons besoin de professionnels pour produire, éditer et accompagner nos groupes".
NoMajorMusik, qui ne fait aucune sélection à l'entrée et se rémunère sur la publicité de son site, travaille directement avec les ingénieurs du son d'un studio, sans passer par les
majors. Eux ne cherchent à produire pour le moment que des singles, avec un palier de 3 000 euros à franchir pour pouvoir être produit. L'industrie du disque regarde ces expériences avec
intérêt. "Si j'étais jeune et si je voulais devenir producteur aujourd'hui, c'est peut-être un truc comme ça que je ferais" , confie le patron d'une major
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©2008 20 minutes
Par Julien SF
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Publié dans : Musique
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